Les audioprothésistes soutiennent la régulation par les pouvoirs publics

L'unsaf affirme son soutien à la régulation par les Pouvoirs Publics, appareillage de qualité pour tous les malentendants

Adoptée par le Sénat  le 24 juillet 2013 et validée par le Conseil Constitutionnel le 23 janvier 2014, la loi Leroux  donne aux mutuelles le droit de pratiquer des remboursements différenciés pour leurs adhérents.

La nouvelle loi rappelle aussi le « droit fondamental de chaque patient au libre-choix du professionnel ». Les patients qui consulteront des professionnels de santé appartenant au réseau de leur complémentaire bénéficieront désormais  d’un meilleur remboursement. La principale cible de cette législation sont les prix des lunettes et des prothèses auditives ou dentaires.

 Les audioprothésistes soutiennent la loi Leroux

La loi Le Roux a été enfin promulguée au Journal Officiel en date du mardi 28 janvier 2014 suscitant nombreuses réactions. Le Syndicat national des audioprothésistes (Unsaf) et le Collège national d’audioprothèse (CNA) ont publié un communiqué de presse dans lequel ils ont  rappelé le rôle central de l’Assurance maladie dans la prise en charge des dépenses de santé. Ils ont affirmé leur soutien à la régulation des réseaux par les Pouvoirs Publics afin de promouvoir l’accès à une audioprothèse de qualité pour tous les malentendants.

Dans le communiqué, l’Unsaf et le CNA n’oublient pas de mettre l’accent sur la part modeste de l’audioprothèse dans les remboursements de l’Assurance Maladie Complémentaire (AMC). En effet, les soins dentaires représentent 16 % de ses remboursements, l’optique 15 %, tandis que l’audioprothèse en représente moins de 1 %.

Le communiqué tient également à rappeler que cette loi ne doit pas faire oublier le rôle majeur de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), qui reste, comme le souligne Marisol Touraine « le pilier fondamental de la prise en charge des dépenses de santé ». En effet, la régulation des réseaux de soins doit être le fruit d’un travail étroit qui unit les pouvoirs publics et l’ensemble des partenaires (AMO, AMC) ainsi que les professionnels de santé. Le CNA et l’Unsaf seront, de leur côté, une « force de proposition dans toutes les négociations qui s’annoncent. »

Avant même la promulgation de la loi, l’Unsaf a proposé la révision de la prise en charge des malentendants

Avant même l’adoption de la loi Leroux, l’Unsaf a publié plusieurs communiqués concernant la nécessité de réviser le système de prise en charge des malentendants afin de permettre à tous les patients d’être bien appareillés. En octobre 2013, Luis Godinho Président Syndicat National des Audioprothésistes, a publié en propos libres des réflexions portant sur ce problème qui touche plus de 60% des malentendants français. Il a souligné la nécessité d’une négociation avec les Pouvoirs Publics en déclarant que  « le CNA et l’UNSAF demandent aujourd’hui le soutien des pouvoirs publics afin de faire cesser ces dérives et d’adopter les solutions qui permettront d’améliorer la prise en charge de tous les malentendants de notre pays sur des bases équitables, solidaires et universelles. » Il a appelé à mettre en place de nouvelles modalités de prise en charge par l’Assurance Maladie pour fixer un tarif de responsabilité pour la prise en charge à 100% des audioprothèses des titulaires de la CMU.

L’Unsaf a également réagi aux accusations des médias qui ont mis les audioprothésistes sur le devant de la scène en les désignant comme responsables de l’opacité des tarifs des audioprothèses. Dans un communiqué de presse publié le 14/11/2013, le CNA et l’UNSAF ont indiqué que le problème majeur demeure le reste à charge pour le patient bien trop élevé. Ils ont réaffirmé  leur volonté de collaborer avec les pouvoirs publics pour remédier à ce problème afin de permettre au plus grand nombre de malentendants d’être bien appareillés.

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