L’exposition des jeunes et des seniors actifs au risque auditif

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Le marché de l’audioprothèse est en bonne santé et cela ne devrait pas trop changer dans les années à venir. En effet, l’on sait que l’avancée du taux de vieillissement de la population est réelle et que le nombre de personnes équipées est actuellement encore très faible, surtout chez les seniors actifs. Quels en sont les impacts sur le marché ?

Qui  sont les plus touchés par la déficience auditive ?

Ce ne sont plus seulement les seniors qui ont besoin d’appareillage puisque l’on note également une croissance du nombre de jeunes qui développent des problèmes auditifs. Par ailleurs, l’allongement de la durée du travail chez les seniors encore actifs (50-70 ans) contribue fortement à l’apparition de déficiences auditives. Malheureusement, moins de 10 % des plus de 50 ans portent des appareils auditifs sur les 41% qui présentent des signes de pertes progressives de l’audition.  Ces chiffres partagés à la suite de l’enquête menée par OpinionWay pour Audioptic révèlent par ailleurs qu’il y a un réel manque d’information en milieu professionnel sur l’importance de l’appareillage.

Chez les jeunes, l’environnement bruyant et des habitudes peu sains (port d’écouteurs à haut volume, concerts bruyants, discothèques, etc.) entrainent bien souvent l’apparition de troubles auditifs. Aussi, on ne s’étonne plus si les jeunes générations sont de plus en plus nombreuses à s’exposer au risque de surdité précoce. D’après les résultats d’une étude menée par Larry Roberts de l’Université canadienne de McMaster, 28 % des adolescents souffriraient d’acouphènes persistants et ce constat n’aura de cesse de s’empirer dans les années à venir si aucun changement dans le mode de vie de ces jeunes n’est apporté.

Les solutions envisagées pour prévenir les risques

À la vue de ces constats navrants, l’on peut affirmer qu’il est devenu nécessaire de mettre en place de programmes de prévention en entreprise. L’idée est d’informer les salariés sur les risques de perte auditive et de leur proposer un accompagnement dans leur choix d’appareillage. Dans l’idéal, une collaboration entre l’entreprise, les fabricants, les distributeurs et les complémentaires santés serait à prévoir. Les entreprises peuvent également commencer par organiser des ateliers d’information en interne et utiliser des outils dédiés (casques antibruits, matériels de téléphonie adaptés, etc.).

Pour les plus jeunes, les campagnes de prévention permettent de réduire les risques de déficience auditive de moitié. Internet permet également de toucher un grand nombre de public et d’ailleurs, les fabricants et les sociétés de distribution pourraient l’utiliser pour aiguiller les jeunes sur les  gestes à retenir pour réduire les risques de surdité précoce. Ce phénomène devrait par ailleurs inciter les fabricants à développer plus d’aides auditives connectées, des produits que les jeunes seraient plus susceptibles d’utiliser. L’idéal serait de proposer des appareils sans fil qui diffusent le son sans qu’il soit nécessaire d’utiliser un dispositif intermédiaire.

Bref, il y a encore des efforts à fournir pour inciter les personnes souffrant de déficiences auditives à se tourner vers les appareils dédiés. Il faudra notamment mieux informer les utilisateurs sur les bienfaits des appareils auditifs, mais aussi développer des solutions personnalisées qui s’adapteraient aisément à tous les types de déficience auditive.

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